Starlight extinction

19 juillet 2007

Summercase 2007 (Barcelona)

Après le fiasco de l’organisation de la première édition ou nous étions allé nous perdre dans la poussière, la chaleur et les cailloux à Boadilla del Monte près de Madrid, nous avions choisi cette année de nous rendre à Barcelone et la plus confortable enceinte du Forum pour le Summercase 2007.

Au programme de bien belles têtes d’affiche: Arcade fire, Pj Harvey, Flaming Lips, Jesus and the mary chain... mais peu de risque dans le choix des groupes.

Vendredi 13 juillet:

Après un véritable marathon dont je vous passe les détails pour enfin arriver à destination, c’est sur les premières notes de guitare de The Editors que nous rentrons dans le vif du sujet. Les copies anglaises d’Interpol offriront un set parfaitement dosé entre leur premier disque et leur nouvel opus. Les titres de Back room, comme "All Sparks", "Light", "Munich" sonnent toujours aussi bien et réjouissent l’assemblée déjà nombreuse mais dès qu’ils entonneront les morceaux du tout frais "An end has a start", la fièvre retombera aussitôt. Des hauts et des bas donc mais parfait pour bien commencer la journée.

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The Editors

Par curiosité, on ira juste jeter un coup d’oeil à la miss Lily Allen qui ne nous retiendra pas bien longtemps puisque la diva-rock, Pj Harvey, semble rameuter les foules sous la tente de cirque, appelée Terminal S et l’on aimerait se positionner correctement pour profiter du spectacle.

C’est dans une chaleur humaine intenable, que la Pj se présentera seule, dans un grande robe blanche assez rétro (on est loin des mini jupes et bas résilles!), alternant guitare pour les tubes les plus anciens comme "Rid of me", "Angelene" et piano pour ses nouvelles compositions qui devraient voir le jour d’ici peu. Un très beau concert original, différent de ce que Pj Harvey a l’habitude d’offrir losqu’elle est accompagnée de ses musiciens.

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PJ Harvey

On filera alors vers le Terminal E pour assiter à la fête organisée par les hippies américains des Flaming Lips. Mais la fête sera de courte durée. Après une entrée en matière pleine de confettis, de ballons et d’un Wayne se balladant dans le public dans une bulle plastique, l’ambiance retombera aussi sec! Trop de pauses entre les morceaux, Wayne détonnant plus que jamais, plus aucun artifice pour animer le public, des morceaux assez mous, autant d’aspects qui nous ferons nous diriger vers la grande scène plus tôt que prévu afin d’être placés au mieux pour le grand momnent du jour: Arcade Fire.

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Flaming Lips

Et là, pas de déception possible! Dès les premières notes de "Keep the car running", on passe en mode chair de poule dans la liesse générale! Pour finir de capter un public déjà tout acquis à leur cause, les canadiens enchaineront directement sur le très attendu "No cars go" pour un (premier) karaoké géant. Au final une set list impeccable reprenant dans un premier temps les meilleurs morceaux du nouveau Neon bible: "No cars go", "Intervention", "Keep the car running", pour ensuite enchainer sur les tubes de leur fabuleux premier opus, Funeral avec: "Laika", "Power out", "Tunnels", "Haiti" ainsi qu’une cover de "Poupée de Cire" de France Gall ! Fin de la première partie avec "Rebellions" mais on sait qu’ils vont revenir et le public entonnera l’air de "Wake up" (Ohhhhh ohhhhhh ohhhhh!!!) au lieu des traditionnels cris de rappel.... génial! Ils reviendront pour deux morceaux supplémentaires et finiront donc par le magnifique Wake up, repris religieusement en coeur par tout le monde! Frissons garantis!

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Arcade Fire

Petite pause pour se remettre de nos émotions avant de partir danser sur les compositions sans fin et endiablées des LCD Soundsytem avec des hits comme "Tribulations" ou "Yeah"... la présence d’une voix féminine rehaussant le tout, parfait pour finir de nous achever. Quelle pêche!

On ne passera que très rapidement écouter un ou deux morceaux des 2manydjs, sans grande conviction car le virage ultra-techno pris par le duo belge ne nous fait pas oublier leurs géniales sessions bootleg...

Samedi 14 juillet:

On comencera doucement cette journée du samedi avec le concert tranquille de Badly drawn boy. Rien de bien extraordinaire mais de bonnes mélodies fraiches pour se mettre en jambes.

Ensuite place à la surprise du festival, My Brightest Diamond. Après avoir quelque peu hésité entre ces derniers, Soulsavers et James, nous nous sommes décidé pour ce trio de Brooklyn et on a bien fait. MBD et sa frontwoman sautillante Shara Worden offrent une musique pleine de peps et d’énergie, sans tabou ni détour, entre punk et pop énervée. Avec en prime une superbe reprise musclée de l’Hymne à l’amour de Piaf, ce concert fût une vraie bonne surprise.

On ira juste voir le début de Jarvis Cocker. L’ex leader de Pulp, venu présenter son nouvel album en solo, fera une entrée théâtrale et triomphale face à un public entièrement dévoué à l’icône pop. Malgré ce show préliminaire et après 2 morceaux, l’ennui nous gagne. Les titres sont répétitifs et sentent le déjà vu à plein nez... de toutes façons pas le temps de traîner car le son made in London résonne déjà sur le Terminal E avec aux commandes l’orfèvre électronique, Dj Shadow. Loin de venir juste pour présenter son dernier disque, qui n’est pas vraiment le meilleur, Dj Shadow enchainera ses plus grands morceaux comme le fameux "Organ donor" (le message défilant sur les écrans... grandiose!) tout comme des versions des thèmes de son projet parallèle, Unkle, dont une version speedée de "Rabbits in your headlight". Ce type, vraiment humble, terriblement inventif et simplement doué est vraiment un crack de l’électro made in UK, un son unique, un son que j’aime!

Petite pause dîner, assis dans l’herbe pour profiter du retour à la vie scénique des Jesus and Mary Chain. On aura droit à un nouveau show revival, froid et assez insipide qui ne restera pas dans les annales.

Puis vînt le tour de Air, ou comment passer 1h15 de sexe musical! On avait une certaine appréhension avant le début du concert car les deux derniers albums du duo de Versailles nous semblaient un peu mous et peu propices à la scène. A croire qu’eux aussi l’ont ressenti. Hormis "Cherry blossom girl" tiré de Walkie talkie et un ou deux titres du nouveau disque (sonnant beaucoup plus rock que sur l’album), Air fera un concert best of où aucun des meilleurs morceaux du groupe ne manquera: "Sexy boy", "Kelly watch the stars", "Talisman", "People in the city", "Don’t be light" ... et un final en apothéose avec une version à rallonge de la "Femme d’argent" et son riff de basse si sensuel.

C’est avec les hormones toutes émoustillées que l’on se dirigera vers le Terminal E pour se remuer sur les rythmes acides de !!!. Quelle patate! Ce son hybride rock/électro ferait vraiment bouger n’importe qui. Basses puissantes, mélodies accrocheuses, chant aérien et flippé, un mélange détonnant!

Pour clôturer ce Summercase, un énième show des Chemicals brothers que je ne saurais trop vous décrire compte tenu de notre état à cette heure avancée de la nuit.

Pour conclure. Niveau musical: bien que la prise de risque soit proche de zéro, il faut avouer que le plateau musical de cette édition 2007 fût plus que correct et que les prestations offertes par les groupes en ont comblé plus d’un. Par contre niveau organisation, une honte, un désastre... l’espace du Forum n’était absolument pas optimisé avec la grande scène en plein milieu empéchant toute fluidité de circulation entre les scènes secondaires alors que d’énormes espaces restaient inutilisés, la chaleur sous les chapiteaux était un enfer, la nourriture... si on peut appeler ça ainsi était vraiment infâme, les boissons hors de prix...3 euros une petite bouteille d’eau, j’appelle ça du vol ! Bref on sentait que l’organisation voulait faire son beurre sans se soucier du bien être des festivaliers... aucun confort, aucun effort... on plante 3 scènes et puis c’est tout !

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02 mai 2007

Explosions in the sky – “All of a sudden, I miss everyone”

eits_alla_of_a_suddenGenre: Post-rock
Année: 2007
Pays: USA

Il y a des albums qu’on attend avec la plus grande impatience et quand enfin on les a entre le mains on ne sait pas trop quoi en dire... en tous cas à la première écoute.
D’où la grande difficulté de donner un avis objectif à chaud sur un disque. Car une oeuvre musicale peut paraître moyenne au début mais se transformer en un disque génial, essentiel même, au fil des différentes écoutes.
Il n’est en effet pas toujours facile de sortir le meilleur d’un disque sans véritablement se pencher dessus, sans analyse approfondie de ce qu’il renferme.

C’est pour cela que, bien qu’il soit sorti il y a déjà bien 2 mois, je n’ai pour l’instant pu exprimer un avis critique sur le dernier Explosions in the sky, "All of a sudden, I miss everyone". Il m’a fallu du temps avant de me dégager des premières sensations plutôt négatives, il faut l’avouer, pour laisser place à un argumentaire plus construit.
Au début je n’y voyais pas beaucoup d’améliorations et peu d’évolution par rapport aux disques précédents. Mais cela est ce forcément un problème? Si un groupe a un style propre et surtout si celui ci est bon pourquoi changer? Pourquoi absolument chercher à modifier une formlule qui marche et qui plait?

C’est avec ce nouvel état d’esprit que je me suis donc replongé dans ce dernier opus et que j’ai réussi à apprivoiser la bête. Une bête à deux têtes, mi ange mi démon.

Le propre de la musique de EITS est cette faculté à jongler entre deux facettes. La première celle de ce chérubin innocent, guilleret, sautillant de nuages en nuages à quelques 10 000 pieds au dessus du commun des mortels au rythme de ces arpèges complexes et ennivrants dont seul EITS a le secret. Puis l’autre, celle plus démoniaque, surgissant de nulle part, comme si cet être si pur était possédé par on ne sait quelle force satanique... pour enfin retomber, après de multiples facéties dans son état normal de douceur.

Les 6 titres composants ce nouvel album sont construits sur ces bases. De longues plages de guitares cristallines, souvent accompagnées et c’est une nouveauté, par un piano aérien, le tout entrecoupé par des instants de furie où les guitares s’électrisent et la batterie martèle un rythme lourd et étourdissant.

On se laisse volontier entraîner dans le monde de EITS, on se laisse facilement envoûter par ces morceaux magnifiquement orchestrés, où le moindre son est étudié avec justesse et finesse. Rien n’est laissé au hasard et chaque note a son importance. Mais il faut persévérer et vouloir vraiment découvrir ce disque pour s’en rendre compte.

De cet opus on retiendra surtout 3 magnifiques titres. L’ouverture avec "The birth and death of the day" qui résume bien la description ci dessus et rappelle d’entrée ce dont EITS est capable. Puis les sublimes "It’s natural to be afraid" (écrit le lendemain de l’ouragan Katrina) et "Catastrophe and the cure" qui est sûrement le morceau le plus abouti du disque.

Pour conclure, ce nouveau EITS est un bien bel album, moins immédiat que les précédents mais qui prend une toute autre dimension une fois décortiqué, analysé et profondément écouté. Les natifs d’Austin s’imposent plus que jamais comme chefs de file du mouvement post-rock gràce à leur style inimitable et leurs compositions toujours aussi lumineuses et inspirées.

Website: www.explosionsinthesky.com

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30 avril 2007

Low – Drums and Guns

lowGenre: rock minimaliste
Année: 2007
Pays: USA

Le trio de Duluth revient après la tournée de leur dernier album "The great destroyer" où leur leader Alan Sparhwak était rentré dans une dépression, ce qui aurait pu mettre un terme à l’aventure.

Alan, remis sur pied et mieux dans sa tête, Low nous offre donc ce magnifique "Drums and guns" qui égale, voire surpasse les meilleures productions des américains.

Avec The great destroyer, Low s’était essayé à un rock plus énergique, moins intime, plus ouvert. Ce huitième opus est un retour aux sources de ce rock minimaliste et sombre qui a fait leur succès avec des disques comme l’inégalable Things we lost in the fire.

Inégalable? Jusqu’à aujourd’hui, car Drums and guns pourrait bien être la consécration!

Ce disque est ennivrant, intense, simple et complexe à la fois. Sur une base de rythmiques minimalistes, viennent se greffer de multiples sons électroniques/drone, des orgues inquiétants, une guitare discrète et surtout les voix aériennes, d’une profonde tristesse et détresse, de Alan et de sa compagne Mimi. Comme par exemple sur le morceau "Belarus", magnifique duo de voix.

Tout au long des 13 titres qui composent ce disque, Low aborde des thèmes forts comme la mort, la guerre, la solitude. On est d’ailleurs tout de suite dans l’ambiance avec les deux premières phrases de "Pretty people": "All the soldiers, they're all gonna die/All the little babies, they're all gonna die".

Cet album contient une immense charge émotionnelle, une grande tristesse mais nous amène aussi à une certaine réflexion sur nous mêmes, sur le monde qui nous entoure et c’est un véritable bonheur macabre que de se laisser aller sur ces morceaux tous plus prenants les uns que les autres.

Low est au sommet de son art et il y aura (en tous cas pour moi) un avant et un après Drums and guns tant la sombre beauté de ce disque ne peut laisser indifférent.

Pour vous donner une idée du monde fou de Low, voici le clip de "Braker"... âmes sensibles s’abstenir: http://www.youtube.com/watch?v=zmo7tyrtGW0

Website: www.chairkickers.com

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06 mars 2007

Caspian – The four trees

caspianStyle: post-rock
Pays: USA
Année: 2007

Imaginez un groupe qui vous concocte une galette post-rock en y mettant un zeste de Mogwai, une pincée d’Explosions in the sky, une bonne dose de Pelican, une once d’Eluvium, le tout aromatisé à la sauce épique de Mono! C’est alléchant n’est ce pas? Et bien avec The four trees, Caspian a su doser tous ces ingrédients avec justesse pour nous proposer la recette tant rêvée que l’on déguste sans modération et avec un plaisir non dissimulé.

Ce quatuor du Massachussetts vient de sortir un album post-rock de légende. Et c’est peu dire! Après un premier Ep, You are the conductor, déjà anonciateur de ce dont est capable ce groupe, Caspian sort enfin sont premier Lp à la hauteur de ce que l’ouvait espérer! Voire même au delà...

On pourrait dire que ce disque est une sorte de rétrospective de ce que la scène post-rock a fait de mieux jusque là, tant les titres sont variés et qu'aucun ne prend réellement le dessus sur les autres. Mais attention on ne parle pas ici de simple copie, loin de là. Caspian joue sa musique en y incluant toutes ses influences mais avec son propre style, sa propre originalité. Car bien que l’on puisse déceler des sonoritées connues de ci de là, rien n’est pompé à l’uniforme.

Du rythme, Caspian nous propose surtout beaucoup de rythme. On ne s’ennuie pas une seconde en écoutant ce disque, pas de longues plages répétitives souvent décriées dans le post-rock, mais des morceaux plutôt courts, pleins d’énergie rock.

A l’heure où beaucoup donne le post-rock mort et enterré, Caspian apporte un nouveau souffle au genre avec une vision résolument différente de ce type de musique. On ne peut donc que les remercier en réservant une place de choix dans nos étagères à ce petit bijou.

PS: impossible de trouver le visuel du disque... c’est donc la pochette de "You are the conductor"

Website: www.caspianmusic.net
Music: www.myspace.com/caspiantheband

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20 février 2007

Arcade fire – Neon Bible

neon_bibleStyle: rock
Pays: Canada
Année: 2007

Examen de passage réussi.

Le fameux test du deuxième disque, c’est à cette tâche des plus difficiles que s’est attaqué Arcade Fire avec ce Neon Bible.On ne compte plus les groupes qui, après avoir séduit public et critique avec leur premier opus, se sont littéralement désintégrés lorsqu’il a fallu confirmer lors du deuxième essai.

Après leur fabuleux Funeral, album déjà référence du rock indie, les canadiens étaient donc attendus au tournant et ont parfaitement su négocier ce moment délicat dans la carrière d’un groupe.

Arcade fire nous offre donc un nouveau bijou de rock indie et cela sans renier ce qui fît la force de Funeral mais tout simplement en l’améliorant. Les chansons sont plus pensées, plus construites et l’ensemble, plus homogène, est moins prévisible.

On retrouve toute cette énergie contagieuse et attachante, ces changements de rythmes improbables et déconcertants mais aussi cette tristesse, cette urgence dans les textes qui ne peuvent que nous chambouler, nous émouvoir.Neon Bible est peut être plus difficile à la première écoute car plus obscur, plus compliqué et on est pas forcément immédiatement accroché.

Et pourtant ce disque contient un nombre incalculable de hits en puissance, "Intervention", "Keep the cars running", "No cars go"... et c’est peu à peu, enchainant les écoutes, que l’on se rend compte que l’on ne peut plus s’en passer.

Un très grand disque, sûrement l’un des meilleurs de cette année. Arcade fire a confirmé son statut de groupe déjà mythique et l’on attend avec impatience de voir ce que cela donne sur scène car c’est en concert que Arcade fire délivre le mieux toute l’énergie, la folie et la puissance de leur musique.

Website: www.arcadefire.com

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14 janvier 2007

Yndi halda – Enjoy eternal bliss

yndi_haldaGenre: Post rock
Année: 2006
Pays: UK

Que cet album porte bien son nom! Car à l’écouter c’est effectivement un gigantesque sentiment de bonheur qui envahit notre corps et notre esprit.

Beaucoup comparerons la musique du quintet anglais à celle des canadiens de Godspeed you black emperor, mais la différence est grande. Chez GYBE, les paysages sont noirs, tristes et mélancoliques alors que la musique de Yndi Halda est tranquille, douce et peut être tout simplement belle!

Car en 4 titres, longs, mais jamais répétitifs, Yndi Halda nous offre un fabuleux voyage au pays du rêve, de la tranquilité. Les mélodies nous ensorcellent petit à petit et on se laisse doucement tomber dans cette ambiance cotonneuse pour se réveiller au son des montées explosives, mais jamais agressives, ponctuant presque chaque mouvement.

Autour d’une base guitare, basse, batterie, commune au genre, s’ajoutent de merveilleuses parties de violon, de clarinette ou de glockenspiel donnant à l’ensemble une dimension supplémentaire, plus épique, plus orchestrale voire même symphonique. Oui, Enjoy eternal bliss est une symphonie/post rock où les multiples arpèges de guitares s’entremêlent à l’infini, laissant le violon s’exprimer librement, le tout sur une rythmique prenante assurée par le couple basse-batterie.

Enjoy eternal bliss est certainement le plus beau disque de post-rock de l’année 2006 et peut être même le plus beau disque de post-rock mélodique tout court. Peu de groupes ont su offrir une musique d’une telle beauté, d’une telle force émotionnelle.

Website: www.yndihalda.com
Music: www.myspace.com/yndihalda

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09 janvier 2007

Comet Gain – Réalistes

comet_gainGenre: Rock - Punk
Année: 2006
Pays: Uk – France

"Réalistes" sent bon le passé! Dans ce disque, Comet Gain revient aux sources du punk psychedelique des 70’s et on côtoie de près des sonorités dignes de Jefferson Airplane, T-rex ou le Velvet Underground.

Bien que scotchés à ces stéréotypes, les 6 membres de Comet Gain délivrent un album plutôt original où se mêle le très bon et le moyen. En effet, ce disque est assez irrégulier quant à la qualité des compositions et c’est bien dommage car certains titres sont tout bonnement géniaux. Comme ce "Kids at the club" qui sur un rythme éffréné de guitares chaudement saturées, ouvre le bal de très belle manière ou encore le morceau suivant, "Why I try to look so bad" où Rachel Evans pose sa voix sur un titre désabusé mais résolument rock porté par un fabuleux riff de clavier qui l’on ressasse sans relâche une fois nos tympans percutés.

Ensuite le disque se poursuit en dents de scie, il s’essoufle dans la lourde atmosphère de "Carry of living" ou encore dans "Moments in the snow" pour reprendre un peu de couleurs punk sur "Ripped up suit", retomber dans une certaine facilité avec "She never understood " et bien se reprendre avec des titres comme "Movies" ou "Réalistes" et leur communicative joie guillerette.

Mais au final, "Réalistes" est un disque agréable à écouter avec des titres très accrocheurs et d’autres plus classiques, le tout rendant hommage de fort belle manière à ce punk-rock désabusé que Comet Gain tente de faire revivre comme d’autres groupes tels que The Raveonnettes ou The yeah yeah yeah’s.

Website: www.myspace.com/thecometgain

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02 janvier 2007

Guns of Brixton – In dub out

GunsofbrixtonStyle: dub / post-rock (Dub-rock)
Année: 2006
Pays: France

Décidément, la scène française nous réserve de bien belles surprises en ce moment et notamment avec Guns of Brixton ou quand High Tone rencontre Mogwai! Rien qu’avec cette comparaison, je crois que tout est dit.

Quel doux mélange explosif que nous propose là ce groupe tout droit venu de Normandie. Dans la lignée de leur premier disque "Near dub experience", Guns of Brixton enfonce le clou avec ce "In dub out" tout simplement brutal. Au programme, de lourdes lignes de basse, des guitares saturées à souhait, des claviers aériens, des phrasés hip-hop, posés sur des rythmes enragés qui donnent le tourni.

Dans Guns of Brixton, on sent de la colère, de l’énergie à l’état brut mais aussi une certaine sensibilité ainsi que de la préoccupation face aux problèmes qui nous entourent.

Bien que les influences principales soient bien le dub "à la française" et le post rock, GOB pioche aussi à gauche et à droite d’autres sonorités (arabes, indiennes..) qui s’ajoutent parfaitement à leurs compositions.

Vous l’aurez compris, j’adore! Quelques videos de leurs concerts trainent par ci par là sur internet et ça donne vraiment envie de les voir en live!

Website: www.gunsofbrixton.com

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19 décembre 2006

MN - eponyme

monthebandStyle: instrumental / Post-rock
Année: 2006
Pays: France

Bon ok, c’est pas tout neuf puisque ce disque est sorti en avril 2006 mais il est tellement bon qu’il fallait en parler...

Cet album eponyme, autoproduit, est vraiment superbe et mêle un grand nombre d’influences pour un résultat certes peu surprenant pour le genre, mais vraiment très réussi.

MN, ce sont 10 musiciens regroupés autour d’une formation basique (guitare, basse, batterie) à laquelle s’ajoute un quatuor de cordes en tous genres. Les horizons divers dont proviennent les membres du groupe font la force de cette musique qui emprunte à bien des styles différents tout en trouvant sa propre voie, son propre rythme. Entre partitions instrumentales typiques du courant post-rock, moments que l’on qualifierait de plus rock, envolées vocales étouffées, rythmiques jazzy et classiques, MN présente une musique riche, ouverte et surtout magnifiquement orchestrée.

Le titre "Try" est un vrai petit bijou basé sur une construction digne d’un orchestre, où l’on passe de lents riffs de guitares ensorcelants à une explosion finale renversante via une fabuleuse montée de cordes. "Shanon", autre titre de cet ep, se démarque lui par une construction plus décousue et expérimentale. Il y a un peu de tout chez Mon et cette richesse fait de cet Ep un fourre-tout exquis. En passant on notera la bonne qualité sonore pour un autoproduit.

En 7 morceaux, MN nous transporte, nous émeut, nous bouscule et surtout nous procure un vrai bonheur musical. Les titres ne sont ni trop courts, ni trop longs, ne se répètent pas... ils sont dosés et on ne s’ennuie pas à l’écoute du disque en entier.

Vraiment une belle découverte de la scène instrumentale française qui avec des petits bijoux dans le genre n’a vraiment pas à rougir face aux groupes made in UK, Japan ou USA.

Website: www.montheband.com
Music: http://www.myspace.com/montheband

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21 novembre 2006

Manga: NOEIN

noeinSérie de 24 épisodes de +/-40mn chacun.
Origine: Japon
Genre: action
Année: 2005

J’ai fait une rechute. Depuis peu j’ai ressombré dans la folie Manga. Cela m’avait passé mais après m’être délecté avec quelques titres de grande classe, je ne peux résister à la tentation. Et notament à cause de ce fabuleux manga qu’est Noein. Recommandé par un de mes cousins cet été, je me suis lancé dedans début septembre et mon addiction n’a fait qu’augmenter au fil des épisodes.

Noein, c’est le manga ultime par excellence! Sorti en 2005 des studios Stateline, pas forcément réputés pour la qualité de leurs productions, cette série est graphiquement superbe, mêlant 3D, 2D et crayonné, avec des couleurs vraiment magnifiques. Niveau sonore, c’est aussi du très bon travail. Les scènes sont accompagnées d’une bande son rythmée qui colle parfaitement à l’action.

Les thèmes abordés par Noein, bien que vus et revus, sont traités ici d’une façon originale via quelques trouvailles techniques et magiques tout droit sorties de l’imagination des créateurs et bien que parfois prévisible, l’intrigue est rondement menée et on retient son souffle jusqu’à la fin.
L’histoire tourne donc autour des thèmes récurrents de la relation passé/futur, des différentes dimensions existentes et des interactions entre elles. Les personnages, comme souvent, sont des jeunes adolescents qui se retrouvent héros malgrè eux, et auxquels on s’attache facilement.

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Voici le synopsis de Noein:

Noein nous conte l'histoire d'une guerre qui prend place dans le futur, où deux dimensions s'affrontent, Lacryma celle des hommes (tentant de sauver leur monde) et Shangrila dirigée par le mystérieux Noein. Les habitants de Lacryma plongent dans les dimensions passées et futures afin de retrouver le Torque du Dragon censé pouvoir les sauver. L'un de ces explorateurs va finalement découvrir le précieux objet incarné en la personne d'Haruka. Ecolière ordinaire, elle se retrouve impliquée dans un conflit la dépassant, elle et son meilleur ami Yuu enfant tourmenté qui ne souhaite que fuguer et découvrira avec stupéfaction l'identité du mystérieux explorateur et kidnappeur nommé Karasu.

Conclusion:

Je conseille ce manga à tous les amateurs du genre, grands ou petits, tout le monde y trouvera son compte et se laissera entrainer dans cette magnifique histoire pleine de rebondissements.

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